Le surfaçage

Il n’est pas toujours nécessaire de faire un rempotage complet, d’autant plus si la plante est très grande. Un surfaçage permet de s’éviter cette tache.

Le principe est plutôt simple, changer la terre, en surface sur quelques centimètres selon la grosseur du pot !

Dans la pratique, voyons ce que cela donne sur un citronnier et sur un petit rosier.
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Voici le citronnier, pas super vaillant, rescapé du grand froid de l’année dernière. L’emplacement est un poil venteux pour les agrumes et il n’a encore jamais rien donné (trop jeune). Il a pas mal décliné coté vigueur, visiblement il attend avec impatience le printemps. Sur cette photo, on peut voir le paillage de l’année dernière. Il est propre, sans bosses ni creux. Pas de « mauvaises plantes ».
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Toutefois, il commence à produire quelques fleurs de bon augure.

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Pour le surfaçage il nous faut : Un sac poubelle pour récupérer l’ancienne terre et ne pas en mettre partout, de l’engrais, un mélange de de terreau et terre de jardin et deux bonne pelletées de sable. La trousse sera utile et principalement les ciseaux et une baguette. J’ajoute ici un produit phyto anti-chlorose bio, pour donner un meilleur aspect au feuilles. Il est aussi possible à se moment de pulvériser un peu de bouillie bordelaise pour préparer l’arrivé du printemps.

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Une fois le paillage enlevé (je déconseille de s’en resservir directement, si vraiment vous devez le récupérer vite, faites le bien sécher au soleil quelques jours et remettez le ensuite.), avec l’aide de la baguette, délicatement je démêle les racines en cassant la terre.

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Vous devriez aboutir à quelque chose comme cela. N’oubliez pas de décompacter le substrat en dessous pour l’aérer. Ici environ cinq centimètres de terre sont enlevés.

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Comme je vais avoir besoin du reste de terre pour le rosier, je ferais le mélange d’engrais dans le pot après avoir placé une première couche du nouveau substrat. Un petit mélange à la baguette…

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Puis deuxième couche de terre. Vous pouvez tasser sans forcer, le sable aérera tout de même ce substrat.

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Habitant le sud de la France, je suis obligé de pailler toute mes plantations extérieurs. Ce qu’apprécie la plante et m’évite de dépenser trop d’eau d’arrosage.

Et le revoilà à son emplacement pour l’année.

Rien de bien compliqué en fait. Le seul point important étant de ne pas trop casser de racines et d’avoir un bon mélange de terre.

Passons au Rosier.

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Ce rosier est un peu déboussolé, il a pensé que le printemps allait commencer début janvier et il c’est lancé dans des bourgeons et de belles pousses, bien que sous voile d’hivernage, la récente vague de froid lui a rapidement montré qu’il se trompais. Du coups,  maintenant et après une taille de nettoyage, le voila un peu chétif…

Le paillage n’est pas très propre, avec des creux (affaissement de la terre due a des fourmis) et surtout il est envahit de trèfles, ce qui est important. Le trèfles, dans les pots et jardinière indique un surplus d’humus, souvent une mauvaise gestion de l’eau avec une qui ne sèche jamais vraiment. Il prend beaucoup de places aux racines de la plante et peu asphyxier un paillage. En plus c’est assez dur de s’en débarrasser…
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C’est bien ce que je pensais, les remontés de sel et le trèfles ont rendus le paillage dur et couteux. Je vois surtout qu’il y avait bien trop de paillage. Peu de racines du rosier en surface… pas très bon ça !

Il faut enlever le maximum de racines de trèfle, car il peut repartir à partir de tout petits bouts.

Il faut aussi aérer la terre en dessous et bien faire attention aux racines du rosier.

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Comme je désire d’avantages de racines en surface, je prépare un melange composé de terreau universel a part égale avec de la terre végétale, du sable pour l’aeration et le drainage, de l’engrais rosier (couleur rose ici) et du fumier en granulé (couleur marron).

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Voila le pot avec la nouvelle terre, qui représente quand même plus de dix centimètres d’épaisseur 🙂

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Et enfin un peu de paillage léger pour terminer.

En conclusion, cette opération est vraiment facile à exécuter et rend de grands services à vos plantes.

Pensez-y

A bientôt.

David

Sujets : Citronnier et Rosier

Temps : 30 mn par pot

Difficulté : 1/5

Situation : Extérieur




2 thoughts on “Le surfaçage

  1. David Post author

    Je vous copie/colle une question d’une lectrice à propos du surfaçage de son ficus :

    Merci pour vos précieux conseils, j’ai procédé aujourd’hui à un surfaçage de mon ficus (je ne connaissais pas cette méthode) qui est très grand : 3 m de hauteur et autant d’envergure. J’ai ainsi retiré de la terre sur 10 cm environ et rempoté avec 20 kg de terreau, puis j’ai abondamment arrosé. J’espère que ça va lui faire du bien , il commence à perdre des feuilles et n’est plus aussi fourni qu’auparavant.
    Dans un mois je vais tailler les branches mortes pour ne pas l’agresser à nouveau.
    Pensez vous que le temps est assez long entre ces deux manipulations ?
    Vos conseils sont très clairs, bonne continuation.
    Grand ficus de Marie

    Reply
    1. David Post author

      Chère Marie,
      Tout d’abord merci de m’avoir prévenu pour les petits soucis d’ajouts de commentaires.
      Voici donc enfin ma réponse :
      Un mois c’est un peu long SI la plante est particulièrement en forme.
      Le surfaçage n’abime pas véritablement les racines sauf en surface.
      Au bout de quinze jours vous pouvez commencer une sérieuse taille de plus d’un tier de toutes les branches.
      Il ne vas pas être très beau pendant quelques temps, mais c’est pour la bonne cause. D’autant que le tronc est vraiment beau, très costaud !!!
      Si vous taillez bien, il vas se densifier (c’est l’étape ou j’en suis sur mon grand souffreteux 🙂
      Par contre, chère Marie, le terreau pur c’est pas bien !!!
      Menfin il a l’air plutôt en forme, donc attention, au prochain surfaçage, on passe par un petit mélange….
      A bientôt.

      Reply

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